Nouvelle étape dans l'éducation d'Almaël

Mis à jour : mars 6

Il y a un an je débourrais Almaël, hongre akhal-téké, alors âgé de quatre ans. Cela se passait à Epinay-sous-Sénart où je disposais d'une jolie petite carrière et de l'assistance de plusieurs amis cavaliers. Almaël et moi n'étions presque jamais seuls quand il fallait le monter, que ce soit pour le travail en intérieur ou pour les sorties extérieures. Ce premier débourrage, j'en ai publié un compte-rendu.


Fin octobre 2020, toute notre écurie a déménagé à Sougé-le-Ganelon, au nord de la Sarthe, dans les Alpes mancelles. Une région très différente de l'Essonne. Nous sommes désormais en pleine campagne, très vallonnée, très rurale, avec beaucoup d'élevages de bovins et d'équidés. Dans la forêt de Sénart nous rencontrions rarement d'autres animaux. Ici, nous en croisons partout, domestiques et sauvages. Il y a aussi beaucoup d'engins agricoles, très massifs; beaucoup de motos très bruyantes. Les voitures roulent très vite ici et ralentissent rarement quand elles croisent les cavaliers. Enfin, il y a plus de vent dans le Maine qu'en Île-de-France, ce qui est très important pour certains chevaux.


Mes chevaux adultes se sont aisément adaptés à ce nouveau contexte. Derby le trotteur est resté aussi fiable qu'en forêt de Sénart, toujours partant pour découvrir de nouveaux itinéraires et rarement inquiet face aux nouveautés. Il m'a quand même fait un très beau passage la première fois qu'il a rencontré un troupeau de jeunes veaux qui galopaient gaiement dans sa direction. C'est la première fois de ma vie que j'ai expérimenté un passage, étant en selle. Fazon le Kabarde n'a peur de rien non plus, mais il continue à hennir à tous les carrefours, comme il le faisait dans l'Essonne, dès qu'il sort seul.


En revanche, mes jeunes chevaux - Almaël et Djehol - ont eu besoin d'un nouvel apprentissage pour pouvoir sortir seuls dans un nouveau contexte.


Pour Almaël, si tout allait toujours bien quand il était avec d'autres chevaux, j'ai fait comme un second débourrage, en reprenant tout à zéro, pour pouvoir le sortir en solitaire.


D'abord, des séances de pansage dans un contexte agité (présence de tracteurs, d'ouvriers, de chiens, de chats, de poules) de la cour d'un petit manoir de campagne. Comme en plus Almaël a un léger shivering, nous avons dû nous entraîner de nouveau pour qu'il puisse donner ses postérieurs calmement et sans perdre l'équilibre. Les chevaux atteints de shivering ont beaucoup de mal à présenter leurs pieds, surtout quand ils sont stressés. Il fallait donc à tout prix supprimer le stress pour pouvoir le curer tranquillement.


Puis, nous avons fait des sorties en main, entrecoupées de brèves séances de dressage élémentaire (immobilisation, reculer, mobilisation des hanches et des épaules) et de décontraction. Un quart d'heure de promenade pour commencer, une demi-heure, une heure et ainsi de suite. Nous nous arrêtions pour analyser chaque nouveauté. Nous anticipions la rencontre avec d'autres animaux de ferme et nous apprenions à passer à côté d'eux sans changer d'allure et sans aller les saluer physiquement. Ce n'était pas de tout repos.


Enfin, au bout de deux mois de sorties en main, j'ai commencé à monter en selle (dix minutes, vingt minutes, puis plus longuement). Ici nous n'avons pas de petits montoirs naturels (troncs d'arbre, bancs...), nous avons donc dû apprendre le montoir à partir du sol. Almaël a vite compris le principe et a appris à s'immobiliser à ce moment.


Au bout de quatre mois de cette nouvelle éducation, je suis fier d'annoncer qu'une étape de plus est franchie. Almaël sort bien, seul ou en compagnie d'autres chevaux, monté ou conduit en main, dans le magnifique cadre des Alpes mancelles. Dommage que les courses d'endurance soient suspendues pour nous. J'aurais aimé l'y amener et l'y tester. Je crois qu'il ne me décevrait pas.



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