Élevage de cailles: mes premiers résultats et impressions

Les oeufs de caille sont bons pour la santé (riches en fer, notamment), diététiques, mais pas toujours faciles à trouver. Aussi, encouragé par les avis des internautes, je me suis lancé en juin dernier dans l'élevage de cailles. Des collègues décrivaient cet exercice comme relativement facile et accessible aux dilettantes comme moi.


J'ai commandé donc sur coco-eco.fr trente-deux oeufs fécondés et, aussitôt reçus par la poste, je les ai placés dans ma couveuse automatique. Les recommandations du réglage de la température et de l'humidité divergeaient entre ce que je lisais sur internet et ce qui était préconisé dans le livret accompagnant la couveuse. J'ai choisi la moyenne entre ces deux mesures.


De ces trente-deux oeufs vingt ont éclos. Deux de mes cailles étaient handicapées: l'une avait des doigts recroquevillés, l'autre avait une patte atrophiée. Malgré l'injonction des internautes à les supprimer, j'ai gardé les deux. La première s'est remise quelques jours plus tard; on ne la distingue plus des autres. La seconde est toujours handicapée, mais de bonne taille, vive et toujours affamée.


Deux de mes cailles n'ont jamais grandi. Quand les autres avaient atteint presque la talle adulte, un mois et demi après leur naissance, ces deux-là étaient toujours aussi petites, comme la première semaine. Elles sont donc mortes naturellement.


Une autre de mes cailles a été attrapée par une pie, à travers le grillage. La pie lui a arraché la tête. J'ai récupéré le corps.


Enfin, une autre caille a réussi à sortir à travers le grillage (les cailles arrivent à passer même par des ouvertures très petites). Elle a dû s'égarer: je ne l'ai jamais retrouvée.


Je me retrouve donc avec seize cailles, dont une handicapée. Elles vivent maintenant dehors, dans un poulailler avec une partie grillagée et une partie fermée. Elles déambulent librement entre les deux. Depuis qu'elles sont à l'extérieur, j'ai l'impression qu'elles tombent malades moins souvent (ou c'est peut-être parce qu'elles ont pris de l'âge). Les premières semaines qu'elles ont passées dans une maternité à l'intérieur de la sellerie, j'avais chaque jour peur d'en retrouver une malade ou morte.


Le poulailler où elles vivent actuellement est luxueux, mais devient trop petit pour elles. J'aimerais qu'elles puissent voler un peu. Les cailles volent comme de vrais oiseaux, contrairement aux poules. J'aimerais donc leur aménager maintenant une grande volière.


Les cailles ne sont pas du tout craintives. Dès qu'elles me voient arriver, elles se rangent le long de la porte et me sautent dans les bras dès que je l'ouvre. Elles collent littéralement à mon bras.


Elles ne sont pas aussi gloutonnes que les poules et choisissent ce qu'elles mangent. Je les nourris avec la nourriture pour poussins (grains concassés), de la verdure et des petites gâteries supplémentaires (qu'elles n'apprécient pas toujours): fruits, légumes. Les premières semaines je leur donnais aussi un mélange avec des oeufs durs émincés: elles adoraient ça et m'en réclament encore.


Élever des cailles s'est révélé assez laborieux pour moi: aménagement du lieu, choix de l'alimentation, surveillance des malades... Il faut changer l'eau six fois par jour au moins: elles n'arrêtent pas de gratter partout et d'ensevelir l'abreuvoir.


J'attends d'un jour à l'autre les premiers oeufs. Entre-temps, j'essaie de comprendre comment distinguer les mâles des femelles (c'est beaucoup moins évident que chez les poules) et cherche une alternative pour les mâles en trop que je vais devoir séparer pour éviter les bagarres et les meurtres dans le poulailler.



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